Etude – Micro/Macro Interactions

Bonjour,

Aujourd’hui, la plupart des interactions ne sont plus ressenties puisqu’elles sont devenues naturelles à notre quotidien. On a même tendance à dire qu’un bon design est ce qu’on ne voit pas et qu’une bonne interaction est ce qu’on ne ressent pas.

Il y a deux facettes de l’interaction, l’une se trouvant dans les fonctionnalités du système et l’autre sur les possibilités d’action de l’utilisateur sur l’interface. Les micro-interactions et les macro-interactions font toutes les deux parties du design d’interaction mais proposent des concepts différents.

GIF animée produit par Bryant Jow

Les macro-interactions concernent l’utilisation de l’interface par l’utilisateur dans le but de réaliser des tâches importantes. En suivant une navigation, l’internaute est amené à utiliser les fonctionnalités du système, des widgets et des contrôles. Elles représentent l’atteinte de l’objectif de l’utilisateur.

Les micro-interactions se rapportent à tous les petites actions possibles mais qui n’apparaissent pas comme nécessaires à l’interface à première vue. Elles sont presque invisibles puisqu’elles nous paraissent naturelles, et nous proposent une action complémentaire en quelque sorte à une action plus importante, ou une autre possibilité de faire.

Un exemple de macro-interaction est le fait que les navigateurs proposent des suites à nos textes de recherche en fonction de nos habitudes et de notre historique. Suivant ce même exemple, la micro-interaction sera différente en fonction des navigateurs, c’est à dire qu’il sera parfois nécessaire d’utiliser la flèche du bas puis la touche « entrer » pour parvenir à la proposition d’adresse web du navigateur, et parfois il sera simplement nécessaire d’utiliser la touche « entrer » car le navigateur considère la proposition la plus adaptée d’office.

Image issus d’un article du site blog.mozfr.org

Dans les deux cas, l’interaction reste la même de proposer des adresses en fonction des premières lettres tapées dans la barre de recherche, mais la micro-interaction offre un confort différent en fonction des préférences de l’internaute, si il préfère ne pas avoir besoin d’utiliser une touche supplémentaire dans son processus, ou si cela le gène de voir pré-écrit une adresse dans la barre de recherche.

Les micro-interactions apportent les sensations de confort liées à la navigation sur l’interface plus que la satisfaction des actions possibles. En effet, dans l’exemple ci-dessus, la recherche est effectuée dans les deux cas mais les micro-interactions aident à façonner le comportement de l’internaute. Quand une habitude de navigation est prise, il est difficile d’en accepter une autre ou qu’elle disparaisse. Elles aident à rendre les tâches à effectuer plus facile et engageante en s’adaptant au mieux aux besoins de l’utilisateur. Elles permettent également de différencier les interfaces concurrentielles en personnalisant ou en proposant de nouvelles micro-interactions.

Les micro-interactions ne vont pas empêcher les macro-interactions d’être effectuées, mais elles contribuent à leur compréhension et à rendre l’expérience utilisateur plus friendly.

 

Sources : Centigrade / Lunaweb

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